Edito

EDITORIAL n°15
 
  
   
Les Danaïdes de John William Waterhouse - 1903
 
 
Nous y voilà…20 ans !

Le bel âge de la vie ou celui des lassitudes... et du renoncement ?

L’aventure de la Voix des sirènes débutée officiellement en septembre 2003 (même si elle était dans les têtes de ses géniteurs depuis plus de 10 ans déjà) a constitué une expérimentation grandeur nature de l’autonomie et, par la force des choses, de l’isolement qui va avec.

Dans le monde du chacun pour soi, de l’individualisme forcené et des egos démesurés que constituent souvent les territoires de la création, il faut se préparer à la solitude et ne pas trop se faire d’illusion sur les possibles synergies collectives.

La voie du « fais-le toi même » et de l’indépendance est pavée d’embûches, c’est une voie plus rude que celle de l’allégeance aux institutions. Mais ce chemin, aussi escarpé soit-il, procure cependant parfois quelques vertiges inégalés.

Observer le monde de la musique reste un chantier passionnant, y trouver des parcours personnels, originaux et sans trop de compromission, une gageure.

Le travail effectué autour du fanzine a permis de creuser un peu cette voie-là. Il a aussi permis de faire quelques bonnes et belles rencontres et de se confronter directement aux pratiques, aux aspirations et aussi souvent aux déceptions des artistes et des créateurs.

Arpenter l’histoire de la musique et travailler à combler ses oublis, est un vaste programme qui semble ne pas avoir de fin.

Œuvrer à contre-courant des usages d’un temps, une entreprise pour le moins délicate.

Ici, à la croisée des chemins de l’avenir, et en réponse à la maxime populaire que certains aiment à nous rappeler et qui dit : «  face aux combats que tu t’apprêtes à mener contre le réel, attends-toi à perdre » nous préférons et de loin cette affirmation implacable qui ornait jadis l’entête d’un des journaux clandestins de la Résistance  : «  dans la guerre comme dans la paix, le dernier mot est à ceux qui ne se rendent jamais… »


les sirènes chantent la fin du monde et en creux... en appellent un nouveau de leurs vœux.








 
 


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